Imaginaires

WORKSHOP
UNIVERSITÉ TOULOUSE JEAN JAURÈS
Autour du déni lié à l’effondrement qui vient
07-10 MARS 2017

Organisé dans le cadre du Master 1 Design Transdisciplinaire Cultures et Territoires DTCT (Université Toulouse Jean Jaurès).

Avec la participation des étudiants de première année du master DTCT (promotion 2016-2017) : Caroline Pinho, Mahelle Leguenne, Sarah Ho, Aurélien Raffanel, Antoine Bermond, Alexandre Gillotin, Lizette Ordonez Cordova, Léa Vuillaume.

Workshop organisé par Fabienne Denoual et Thomas Guillaumot (designer qui œuvre dans les champs de la communication, de l’identité et de l’image de marque, à partir d’une approche fondée sur les fonctions et les fictions). À partir de différentes méthodologies d’idéation et de réflexion collective autour de l’effondrement, le déni a rapidement été identifié comme l’un des problèmes majeurs. Répartis en plusieurs groupes, les étudiants ont développé différents axes de réponse qu’ils ont prototypé et testé, se confrontant ainsi rapidement à des réactions, les obligeant à adapter leurs hypothèses et surtout à éprouver les limites d’une campagne de communication.

Puis au fil de la semaine, quelque chose nous est apparu : travailler à partir de la structure du conte, fédérer le groupe. Chaque groupe a réussi à proposer une histoire à partir de moyens différents, et à remplir son contrat. Comme le souligne Thomas Guillaumot : « C’est la proto-histoire, faire en sorte que le savoir se mette en histoire, devienne empathique, se donne à voir, évacuant la réaction psychologique de rejet, car s’ouvrant sur un espace fictif qui laisse de la place à l’autre, à son imaginaire ». Ainsi, au fil de la semaine, la structure du conte s’est révélée être la forme la plus juste, investissant à la fois l’émotion et l’imaginaire. Car là se trouve bien l’un des enjeux majeurs : comment produire des espaces que l’on puisse investir ? Comme le souligne Thomas Guillaumot : « On peut raconter des histoires à travers des mots, des images, des paroles. Grâce à elles, on peut provoquer chez l’autre du désir, de l’envie, le renvoyer à ses craintes primales et à la fin, pouvoir lui apporter des éléments de compréhension du monde ». Lorsqu’un monde s’écroule, c’est le sens du monde qui s’évanouit avec lui. Les réactions psychiques de déni sont à ce titre respectable. Et en ce sens, la frontalité n’est pas une stratégie qui opère. C’est cette observation qui nous a conduit à nous repositionner en tant que faiseur de signes et de paroles, dans cette perspective, la structure du conte s’est révélée très intéressante.