Imaginaires

WORKSHOP
IL SERA UNE FOIS L’ANTHROPOCÈNE
26 février > 1 mars 2019

Organisé dans le cadre du Master 1 Design Transdisciplinaire Cultures et Territoires DTCT (Université Toulouse Jean Jaurès).

Ce workshop a consisté en une formation écologique des étudiants qui s’est faite à travers l’observation de plusieurs écosystèmes toulousains (le square du Capitole, la place du Capitole, la place de la Daurade, le Cazère) jusqu’à leur mise en récit et en projet à partir de différents points de vue croisés : un merle, un platane, la Garonne, etc.

Il a été co-organisé par Franck Bauchard (commissaire d’exposition), Camille Khoury (doctorante en études théâtrales) et Fabienne Denoual (Enseignante-chercheure en design). Ce workshop intervenait dans la continuité de la journée d’étude « Il sera une fois » – Quels récits pour accepter de vivre dans la réalité de l’anthropocène ? qui a eu lieu le lundi 25 février 2019 à la maison de la recherche – site Toulouse Jean Jaurès.

Avec la participations des étudiants de première année du master DTCT : Brenda Aguilar Munoz, Mariem Aouni, Cécile Bénard, Nicolas Bouyrac, Guillaume Lamarque, Rossana-Lea Mahalayne, Paul Soler, Ylli Eris (Erasmus Italie), Émilie Bardet (M2 DTCT), Édie Cantournet (M2DTCT), Laurelei Gestin (Licence 2 design).

Mardi 26 février :

11h00-13h00 : l’auteur de science fiction écologique Yann Quero est venu nous présenter son parcours littéraire entre sciences et fictions.

15h00-17h00 : visite de plusieurs écosystèmes toulousains ; observation ; captation

Mercredi 27 février > Vendredi 1 mars

Engagement du travail d’écriture

Vendredi 1 mars :

15h00 : restitution des différentes propositions –

WORKSHOP
UNIVERSITÉ TOULOUSE JEAN JAURÈS
Autour du déni lié à l’effondrement qui vient
07-10 MARS 2017

Organisé dans le cadre du Master 1 Design Transdisciplinaire Cultures et Territoires DTCT (Université Toulouse Jean Jaurès).

Avec la participation des étudiants de première année du master DTCT (promotion 2016-2017) : Caroline Pinho, Mahelle Leguenne, Sarah Ho, Aurélien Raffanel, Antoine Bermond, Alexandre Gillotin, Lizette Ordonez Cordova, Léa Vuillaume.

Workshop organisé par Fabienne Denoual et Thomas Guillaumot (designer qui œuvre dans les champs de la communication, de l’identité et de l’image de marque, à partir d’une approche fondée sur les fonctions et les fictions). À partir de différentes méthodologies d’idéation et de réflexion collective autour de l’effondrement, le déni a rapidement été identifié comme l’un des problèmes majeurs. Répartis en plusieurs groupes, les étudiants ont développé différents axes de réponse qu’ils ont prototypé et testé, se confrontant ainsi rapidement à des réactions, les obligeant à adapter leurs hypothèses et surtout à éprouver les limites d’une campagne de communication.

Puis au fil de la semaine, quelque chose nous est apparu : travailler à partir de la structure du conte, fédérer le groupe. Chaque groupe a réussi à proposer une histoire à partir de moyens différents, et à remplir son contrat. Comme le souligne Thomas Guillaumot : « C’est la proto-histoire, faire en sorte que le savoir se mette en histoire, devienne empathique, se donne à voir, évacuant la réaction psychologique de rejet, car s’ouvrant sur un espace fictif qui laisse de la place à l’autre, à son imaginaire ». Ainsi, au fil de la semaine, la structure du conte s’est révélée être la forme la plus juste, investissant à la fois l’émotion et l’imaginaire. Car là se trouve bien l’un des enjeux majeurs : comment produire des espaces que l’on puisse investir ? Comme le souligne Thomas Guillaumot : « On peut raconter des histoires à travers des mots, des images, des paroles. Grâce à elles, on peut provoquer chez l’autre du désir, de l’envie, le renvoyer à ses craintes primales et à la fin, pouvoir lui apporter des éléments de compréhension du monde ». Lorsqu’un monde s’écroule, c’est le sens du monde qui s’évanouit avec lui. Les réactions psychiques de déni sont à ce titre respectable. Et en ce sens, la frontalité n’est pas une stratégie qui opère. C’est cette observation qui nous a conduit à nous repositionner en tant que faiseur de signes et de paroles, dans cette perspective, la structure du conte s’est révélée très intéressante.